رسائل ماجيستير
French
2013
Analyse des changements climatiques dans le bassin versant de la soummame: réflexion en termes de conséquences hydrologiques
Amel Azzi, Medjerab Abderrahmane
كلية علوم الأرض والجغرافيا وتهيئة الإقليم-جامعة العلوم والتكنولوجيا هواري بومدين - الجزائر · الجزائر
Il existe aujourd’hui, partout dans le monde, des preuves indubitables qui indiquent que les écosystèmes sont affectés par les changements climatiques régionaux,qui se traduisent particulièrement par la hausse anormale des températures, la diminution des saisons des pluies, la fréquence et la violence des phénomènes extrêmes. Il est certain que le facteur anthropique (l’homme) reste à l’origine de toutes ces perturbations suite à la croissance continue des populations et le développement socio-économique et environnemental actuel, qui contribue entre autre à la fonte de la calotte glacière, au recul des glaciers des montagnes, à l’élévation du niveau de la mer, à la modification des cycles végétatifs, et à une forte diminution et une importante pollution de la ressource en eau. L’objectif de notre étude, est de vérifier s’il y’a un changement climatique en Algérie, et plus particulièrement dans le bassin versant de la Soummam .Le bassin versant de la la région la plus arrosée de l’Algérie (l’Algérie orientale), et celle qui détient la plus importante des ressources en eau de surface. Avec un écoulement annuel moyen pouvant dépasser les 200-300 mm sur les bassins telliens (Mébarki.2005/ Cherfouh.2011). Notre zone d’étude touche quatre (4) wilayas en parties (Béjaîa, Bouira, Sétif et Bordj Bou Arréridj) ou l’essentiel de la population est concentré dans deux d’entre elles (Sétif et Béjaïa), totalisent ainsi une population de 1 320 295 habitants / 1 929 761 habitants, soit 68% de la population total du bassin (ONS.1998), reste la principale activité des populations. Bien qu’elle soit située dans la région la plus arrosée d’Algérie, la zone d’étude, reste une région très vulnérable par la faiblesse des ressources en eau mobilisables (la majeure partie des eaux de surface de la zone d’étude s’écoulent actuellement jusqu’à la mer méditerranée sans avoir été utilisées. De ce fait, une analyse des changements climatiques dans cette région en termes de conséquences hydrologiques serait d’un grand intérêt pratique. En effet, notre zone d’étude couvre une superficie d’environ 9125Km² et dispose d’un nombre appréciable de stations pluviométriques, relativement lacunaires (leurs périodes d’observations varient de 31 à 72ans), sur lesquelles un certain nombre de traitement statistique a été appliqué et qui a toujours constitué des opérations bien souvent langues et fastidieuses (comblement des lacunes, homogénéité, ajustement graphique à une loi théorique et les tests d’adéquations à une loi théorique). Les résultats obtenus ont montré que la zone d’étude a été caractérisée par des sécheresses sévères et persistantes qui se sont manifestés vers la fin des années 60 et 70.L’indice Standardisé de Précipitations appliqué aux stations de Béjaîa, Bouira et Sétif sur la période (1936- 2007) à l’échelle annuelle et saisonnière, a montré une grande variabilité qui s’est traduite par l’alternance de phases humides et sèches accentuée vers la décennie 1970, date à partir de laquelle la diminution dans la tranche des pluies de fortes intensités a été démontrée. L’analyse statistique de l’écart entre les températures minimales annuelles et la température minimale moyenne et l’écart entre des températures maximales annuelles et la température maximale moyenne présentent des anomalies positives (tendance à la hausse).L’analyse des typologies des vagues de froid, nous révèle, que celle de février de l’année 2012, est celle de janvier de l’année 2005, sont tout à fait exceptionnelles. Elles sont les plus importantes depuis bien avant l’année 1980.L’impact des changements climatiques sur les ressources en eau s’est traduit par une baisse de des stations hydrométriques à partir des années 1970, une tendance à la baisse des apports du barrage le rabattement du niveau piézométrique de deux forages, qui s’est accentués ces dernières années (aux alentours de 20 m à Sétif pour la compagne récente, alors qu’il était aux alentours de 10 m de profondeur à Béjaîa dans une compagne ancienne)