رسائل ماجيستير
French
2010
Effet de l'alimentation sur les fonctions gonadique et métabolique au cours du développement post-natal chez les ovins de race d'man
فريدة خمار, نادية طيبى
كلية العلوم البيولوجية-جامعة العلوم والتكنولوجيا هواري بومدين - الجزائر · الجزائر
L’objectif de ce travail est de déterminer les effets d’une supplémentation en orge sur les performances de croissance et de reproduction des agneaux de race D’Man (âgés de un à douze mois) élevés en bergerie à la station expérimentale d’El Méniaa (30°34'N, 02°52'E). Durant les trois premiers mois de l’expérience, les agneaux sont nourris exclusivement au lait maternel. Au moment du sevrage (3 mois), 7 agneaux sont divisés en deux lots (lot A: n= 4; lot B: n= 3), puis transférés en case individuelle où ils reçoivent une alimentation de base (Luzerne, Foin, Rebus de dattes) complétée par 250 g et 500g d’orge respectivement pour les lots A et B. Le poids corporel, la hauteur au garrot et le volume testiculaire sont mesurés tous les mois. L’étude de certaines corrélations (poids corporel et hauteur au garrot) a permis desuivre l’évolution de la croissance; en effet, les agneaux des lots A et B ont atteint leur format final au bout d’une année (69,78 cm vs 75,17 cm), valeurs reflétant probablement le potentiel génétique des animaux. L’âge à la puberté est déterminé par le dosage desandrogènes plasmatiques. Le statut nutritionnel et métabolique est évalué sur la base des concentrations plasmatiques des métabolites circulants (glucose, cholestérol, protéines totales, calcium). Les premiers résultats révèlent que la supplémentation en orge a une incidence marquée sur le gain moyen quotidien des agneaux du lot B par rapport au lot A (74,08 vs 55,72 g/j) qui restent significativement plus lourds jusqu’à la fin de l’expérience (P < 0,0001); ce phénomène serait probablement plus en relation avec l’état corporel de la mère et le poids des agneaux à la naissance. A l’âge de 3 mois (sevrage), le poids moyen des agneaux du lot B a doublé passant de 7,10 à 13,50 Kg, le volume testiculaire est multiplié parun facteur 5, alors que les taux enandrogènes plasmatiques avoisinent les 1,04 ng/ml. A 5 mois les agneaux du lot B ont atteint 50 % de leur poids adulte, le volume testiculaire est multiplié par un facteur 11,5 et les androgènes plasmatiques révèlent un pic d’une valeur de 2,34 ng/ml, niveau qui pourrait coïncider avec le moment de la puberté. L’analyse comparée des androgènes totaux plasmatiques et de la cholestérolémie n’indique pas de corrélation (Ra= -0,360 vs Rb= -0,329; P>0,05) entre ces deux paramètres tout au long du développement post natal, ce qui n’impliquerait pas directement le cholestérol total dans la biosynthèse de ces androgènes. Les profils biochimiques (calcémie, protéinémie, glycémie et cholestérolémie)évoluent globalement de manière synchrone entre les deux lots mais toujours, au profit des agneaux du lot B, ce qui nous orienterait vers l’efficacité de la ration en termes d’énergie et de protéines digestibles dans ce lot. De plus, il ressort clairement que le stress environnemental (températures extrêmes) aurait une influence négative sur la consommation individuelle des animaux et ainsi sur les taux circulants des métabolites sanguins puisque les valeurs les plus faibles sonttoujours enregistrées en Janvier (8°C) et Juillet (35,9°C) soit pendant lessaisons chaude et froide. Les résultats de cette présente étude indiquent que le statut nutritionnel a induit des changements dans les réponses physiologiques (croissance,reproductionet statut métabolique) des agneaux D’Man. Les agneaux du lot B, ayant un poids plus élevé et recevant la double ration protéino-énergétique semblent atteindre la puberté à l’âge de 5 mois, alors que les agneaux du lot A semblent l’atteindre vers 8 mois.Nos résultats doivent être complétés à différents niveauxen incluant l’étude chez la femelle;il serait également intéressant à court terme d’élucider les mécanismes moléculaires de régulations impliqués dans ce phénomène physiologique par l’évaluation des profils plasmatiques de deux hormones métaboliques à savoir la leptine et l’insuline; à moyen et long terme ces connaissances nous permettraient de valoriser cette race dans le cadre d’un élevage intensif et/où d’un croisement afin d’améliorer les caractéristiques zootechniques des produits de croisements en jouant sur le caractère vian deux, la prolificité et les naissances multiple